Le Wali d’Oran supervise la commémoration du 69e anniversaire de la Journée de l’Étudiant du 19 mai 1956 – 2025, sous le slogan : « Journée de la reconnaissance sur la voie de la fidélité et de l’édification »
Dans le cadre des festivités officielles commémorant le 69e anniversaire de la Journée nationale du 19 mai 1956, M. Samir Chibani, wali de la wilaya d’Oran, s’est rendu au complexe universitaire du Dr. Taleb Slimane Mourad à l’Université d’Oran 1 Ahmed Ben Bella.
Accompagné de sa délégation, il a visité une exposition dédiée aux réalisations des étudiants sur l’esplanade du campus universitaire. Il a ensuite assisté, dans l’amphithéâtre « Makhlouf Talahit », aux activités célébrant cet anniversaire.
Dans son allocution, le wali a souligné que cette 69e commémoration rend hommage à la grève héroïque déclenchée par les étudiants des universités, lycées et écoles à travers le territoire national et à l’étranger. Cette grève est survenue à un moment charnière de l’histoire du combat pour la libération, plaçant ces jeunes héros devant le choix difficile entre leur avenir académique, scientifique et social, et le sacrifice de ce même avenir pour la liberté.
Il a ajouté que cette journée constitue un hommage à ces étudiants qui ont combattu avec leur savoir et leur esprit, faisant preuve d’un profond engagement. Cette date revêt une grande portée symbolique, incarnant le sacrifice suprême, notamment celui de Zedour Brahim Belkacem, premier étudiant martyr, enlevé et lâchement assassiné par les forces coloniales au début de la glorieuse Révolution.
Le wali a également évoqué les figures emblématiques de la révolution issues du milieu étudiant, comme Aïssa Messaoudi, grande voix de la résistance médiatique face à la propagande coloniale, et le président Houari Boumediene, qui affirmait que 50 % de la guerre de libération revenaient à l’Armée de Libération et les autres 50 % au martyre Aïssa Messaoudi.
Il a cité aussi des noms de martyrs et militants comme la martyre Salhiha Ould Kabilia, qui a quitté les bancs de la faculté de pharmacie pour rejoindre le maquis dans les montagnes de Mascara, y tombant en martyre, ainsi que Charfaoui Ali, Taleb Abderrahmane, Kacem Rezig, Hassiba Ben Bouali, et les trois héroïnes Bouhired, Bouchacha et Bouazza.
Le wali a rappelé que de nombreux étudiants révolutionnaires ont assumé des responsabilités dans les communications, la propagande, et au sein du gouvernement provisoire, comme Reda Malek, Ahmed Taleb Ibrahimi et Mohamed Seddik Benyahia, poursuivant la construction de l’État algérien indépendant.
Il a également souligné que ces étudiants moudjahidine sont restés fidèles aux idéaux de Novembre après l’indépendance, contribuant à la gestion de secteurs vitaux comme l’éducation, la justice et la production. Leur fidélité s’est traduite dans les politiques de l’État algérien indépendant, notamment la gratuité et la démocratisation de l’enseignement, en particulier supérieur.
S’adressant aux étudiants, le wali a exprimé sa fierté de se trouver à l’Université d’Oran 1 Ahmed Ben Bella, première université algérienne après l’indépendance, fondée grâce aux efforts du moudjahid feu Dr. Hassan Lazraq, son premier directeur.
Enfin, il a insisté sur la nécessité de cultiver la reconnaissance envers les sacrifices du passé et de poursuivre l’édification de la nation dans un monde où seul le savoir prévaut, appelant la communauté universitaire ‘’enseignants, étudiants et personnels ‘’ à jouer un rôle de premier plan dans la défense de l’unité nationale et des acquis du pays, surtout dans le contexte des défis et menaces actuels. Il a salué la volonté des hautes autorités du pays, notamment celle du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui œuvre à valoriser les énergies de la jeunesse et des étudiants pour concrétiser leurs projets et contribuer à la diversification et à l’autonomie de l’économie nationale.
Gloire et éternité à nos valeureux martyrs.





