Le Conseil des ministres a tenu ce dimanche 14 juin 2020, par visioconférence, sa réunion périodique, présidée par M. Abdelmadjid Tebboune, Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale.
Les décisions prises lors du conseil des Ministres sont :
Concernant le secteur de la Pêche et des Productions halieutiques
Porter le niveau des productions halieutiques à 166.000 tonnes, de créer 30.000 nouveaux emplois, de mettre au point un système productif halieutique construit avec des moyens et intrants produits localement et de lancer un vaste programme de développement de l’aquaculture marine et continentale
renforcer la formation qualifiante, de faciliter l’accès des investisseurs au foncier, d’assurer un environnement économique débureaucratisé à travers la mise en place d’écosystèmes entrepreneurials permettant un accompagnement total pour la création de micro-entreprises et de PME et la prise en charge sociale des marins, ainsi que le développement d’une capacité nationale de pêche au grand large.
le secteur de la pêche pourra véritablement contribuer à la diversification des sources de revenu nationales en garantissant l’autosuffisance en matière de pêche et de s’orienter vers l’exportation, d’autant que l’Algérie possède une importante façade maritime, qui la qualifie à l’édification d’une industrie de la pêche en sortant des méthodes classiques suivis actuellement pour augmenter la consommation de protéines par habitant , réduire l’importation des poissons voire même des viandes rouges, ce qui profitera au trésor public
S’affranchir des pratiques bureaucratiques qui limitent l’ambition du secteur, à la nécessité pour les pêcheurs de s’organiser en coopératives avec la contribution de la société civile et à l’exploitation de la haute mer par le recours à une flotte nationale dirigée par des cadres algériens formés par des pays leaders dans le domaine
Développer la formation professionnelle de la main d’œuvre de façon à préserver sa continuité et son transfert intergénérationnel.
La réalisation, selon le besoin, de bassins secs pour la maintenance et pour la réduction de l’importation des pièces de rechange.
Élaborer un programme d’action annuel dans le cadre du plan quinquennal proposé. Ce plan sera vulgarisé à travers les médias pour permettre à l’opinion publique d’être informée des efforts consentis dans ce secteur et dans l’ensemble des départements ministériels en général.
Le traitement de la problématique des ports secs en proposant une révision globale du système en vigueur.
Développer notre flotte maritime pour être en mesure, d’ici la fin de l’année en cours, de prendre en charge totalement le transport des marchandises, ce qui permettra de réaliser des économies en devises, d’éviter la surfacturation et de consolider l’économie nationale.
La priorité absolue dans l’octroi des contrats de maintenance soit accordée aux enfants de la patrie.
Intégrer l’intelligence nationale dans ce secteur et de réduire graduellement la dépendance vis-à-vis des prestations étrangères.
Même si certains bureaux d’études locaux n’atteignent pas le niveau international, il faudrait les soutenir et les encourager à diversifier leurs spécialités et à s’organiser en coopérative.
Procéder à la fermeture immédiate des ports secs non autorisés, et de faire obligation à ceux autorisés de se doter de scanners pour faciliter le contrôle par les douanes.
Réorganiser ce secteur et de l’annexer aux ports nationaux en vue de garantir le service de maintenance après-vente, la sécurité et la souveraineté nationales, et de mettre un terme au gaspillage de la devise.
Concernant le secteur de l’Industrie et des Mines :
Afin de réduire la facture d’importation des carburants, du fer et de l’acier, et des matières plastiques, le ministère s’attelle à examiner les moyens d’élaborer une base de données des matières brutes et produits semi-industrialisés sur le marché international
Accélérer la relance de l’activité minière, et de dégager des espaces prêts pour l’exploitation et l’exploration, à travers notamment des projets conjoints avec financements étrangers.
Se passer des bureaux d’études étrangers lorsque l’expérience locale peut répondre aux besoins, de renforcer la coordination avec les secteurs concernés par le dossier du fret maritime de et vers l’Algérie, et d’évacuer les opérateurs étrangers des ports secs algériens.
Ces mesures permettront de réduire la facture d’importation à hauteur de six (6) milliards
Accélérer la mise en œuvre du plan industriel proposé dans le cadre d’un développement national équilibré, afin que le citoyen puisse ressentir sur le terrain un véritable début de changement en adéquation avec ses ambitions et aspirations.
Prendre un certain nombre de mesures, dont le recours à des compétences qualifiées en matière de gestion, tout en évitant les intermédiaires dans l’importation des matières brutes.
L’élaboration des cahiers de charges pour l’importation de tous les véhicules neufs, tous types confondus, et leur publication successive ; l’importation de ces véhicules soit en provenance du pays d’origine, avec lequel l’Algérie partage des intérêts communs clairs et que l’importateur soit spécialisé en la matière et apporte toutes les garanties de protection de l’économie nationale.
Concernant le secteur de l’Agriculture et du Développement rural :
La mise en exergue le rôle stratégique de l’Office de Développement de l’Agriculture industrielle en Terres sahariennes, qui aura pour mission de développer et promouvoir les cultures industrielles stratégiques sur les terres sahariennes, notamment les céréales dont le mais, et les industries sucrière et oléagineuse.
Réduire la facture d’importation, et de rendre disponible les matières premières brutes nécessaires à la production des denrées de large consommation, à travers l’exploitation des potentialités qu’offre l’agriculture saharienne, pour augmenter les capacités agricoles du pays et assurer la sécurité alimentaire.
L’Office, dont le siège sera établi au sud du pays, aura à simplifier les procédures et accompagner les investisseurs et porteurs de projets structurants et intégrés et accompagner les porteurs de grands projets d’investissements agricoles qui permettent de développer les cultures industrielles stratégiques, destinées à remplacer les matières premières importées massivement par les opérateurs économiques.
Concernant le secteur du Commerce :
Élargir la liste des produits soumis au Droit Additionnel Provisoire de Sauvegarde.
Soumettre l’activité d’importation au principe de spécialisation et de souscription au cahier des charges.
Numériser le commerce extérieur et le fichier national des industries agricoles.
Analyser la structure des importations pour définir la nomenclature des produits dont l’importation peut être réduite avec un renforcement de la lutte contre la surfacturation, et la mise en place d’une stratégie nationale d’exportation.
Interdiction totale de l’importation des produits agricoles pendant la saison de cueillette, et ce, afin de protéger la production nationale, ainsi que le durcissement du contrôle sur les fruits importés en vue d’éviter la surfacturation et s’assurer de la qualité pour la préservation de la santé du citoyen.
Réduction de la facture d’importation sans toutefois créer de pénurie sur le marché et ordonné un recensement exhaustive des cheptels en recourant à l’imagerie aérienne, afin de créer une base de données qui permettra de maîtriser ces cheptels et d’assurer, ainsi, l’approvisionnement du marché en quantités indispensables de viandes.
Concernant le secteur de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière :
Durcir le contrôle sanitaire à travers le territoire national.
Se déplacer, si nécessaire, en vue de s’enquérir de la situation sur place dans le but de pallier les besoins qui pourraient être provoqués par un manque inadmissible d’un hôpital donné, en équipements médicaux disponibles, en quantités suffisantes au niveau de la Pharmacie centrale des hôpitaux, afin de faire face à toutes les demandes.
Le durcissement du contrôle dans certains hôpitaux qui seraient, selon les médias, en surcharge et où des cas de patients non pris en charge seraient enregistrés.
Mettre un avion à la disposition du ministère en vue de son déplacement, à tout moment sur les lieux, afin de s’assurer des informations relayées ici et là.
Avant la levée de la séance et l’approbation de décisions individuelles relatives à la nomination dans des postes supérieurs, le président de la République a donné des instructions pour davantage de coordination dans l’action du Gouvernement et le contact direct avec les citoyens, car les bonnes intentions, a-t-il souligné, ne suffisent pas pour maintenir la confiance du citoyen, si elles ne sont pas concrètes sur le terrain.
Réaffirmant sa position de refus de l’endettement extérieur par souci de préserver la dignité et la souveraineté nationale, le Président a exhorté le Gouvernement à plus de persévérance et de rigueur dans la gestion, à réduire les importations pour préserver les réserves de change et de tirer profit de la récession économique par laquelle passent certains pays développées pour acquérir des usines d’occasion en bon état, à des prix accessibles et rentables dans l’immédiat.
L’examen du dossier de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a été reporté jusqu’à l’étude du dossier de la prochaine rentrée universitaire.




